Exposition Miró

Grand Palais

8ème arrondissement

Une rétrospective à ne pas manquer : Miró au Grand Palais

     Après la rétrospective du maître de l’abstrait Kupka, du 21 Mars 2018 au 30 juillet 2018, le Grand Palais a décidé de mettre à l’honneur en ce début d’année 2019 (jusqu’au 4 février 2019), une autre grande figure de la peinture du XXème siècle : Joan Miró. Contemporain de Picasso, de Matisse et du surréalisme, l’artiste catalan n’a cessé, tout au long de sa vie, d’expérimenter et de se réinventer, créant ainsi un univers artistique unique, coloré et poétique. Ses oeuvres, exposées dans un ordre chronologique, retracent le cheminement d’un artiste en perpétuel mouvement, inclassable et déroutant.

     Art abstrait ? Surréalisme ? Qu’importe, s’intéresser à l’oeuvre de Miró c’est avant tout embrasser l’idée d’un parcours artistique en constantes mutations. Après l’échec de sa première exposition à Barcelone en 1918, à mi-chemin entre le fauvisme et le cubisme, le jeune catalan décide de se lancer à la conquête de Paris. Il passe alors ses hivers dans la capitale puis retourne dans sa campagne natale au Sud de Barcelone l’été. Lors de cette période, qui s’étale de 1921 à 1926, l’artiste s’ouvre peu à peu au surréalisme, explorant le monde des rêves et de l’onirisme, notamment à travers sa série de paysages imaginaires. Néanmoins, le catalan refuse d’être associé au mouvement d’André Breton, dont il avoue ne pas supporter le dogmatisme.

     Sa peinture devient par la suite de plus en plus sauvage et rugueuse, laissant ainsi transparaître le reflet des maux de l’époque (guerre civile espagnole et instabilité géopolitique européenne). Ses peintures se teintent alors d’êtres difformes, de formes étranges et inquiétantes, de corps sur le point de rompre.​​

​     En 1939, le peintre se retire en Normandie où il développe sa série de petits formats sur papier emplie d’astres, de lunes, de sexes et d’étoiles, qu’il nomme Constellations. Autrement dit, un univers galactique semblable à un vaste terrain de jeu que le peintre ne cessera de décliner tout au long de sa vie, notamment lorsqu’il retournera définitivement en Espagne, à Majorque, en 1956. C’est aussi durant cette période que l’artiste continue de développer ses talents de sculpteur et de céramiste, activités qu’il avait débuté dès 1942, afin de donner du volume et de la matière à son univers onirique et stellaire.

Grand Palais


3 Avenue du Général Eisenhower 

75008 Paris

 

Métro :

Champs Elysées - Clemenceau

Ouvert dimanche et lundi de 10h à 20h. Et du mercredi au samedi de 10h à 22h.

Tarif

12€ pour les étudiants